Le goudron et les plumes étaient réservés aux tricheurs alors pourquoi en mettre sur votre guitare ?
Renan Luce : «C'était l'idée de faire un clin d'oil à ces tricheurs. Ca collait bien au fait que je racontais plein d'histoires. Qu'il y a beaucoup de mensonges dans ces chansons et des personnages solitaires à qui il arrive des destinés particulières comme on peut le voir dans les westerns.»
C'est tout de même un crime de mettre cet alliage sur une guitare ?
Renan Luce : «Il a été sympa le mec qui nous a prêté sa gratte. Mais on l'avait vraiment bien protégée, je vous rassure, elle s'en est sorti.(rire) »
Se repentir, c'est ressentir le regret d'une faute ?
Renan Luce : «Il y a le fait d'admettre et d'avoir conscience de ce qu'on est. Parfois on est capable des pires atrocités donc le fait de prendre du recul et de savoir qui on est et ce que l'on a pu faire, c'est déjà un premier pas vers le mieux. Se repentir n'est franchement pas quelque chose de facile à adopter comme philosophie.»
Vous parlez dans vos chansons de gens normaux, mais avec un décalage ?
Renan Luce : «Oui, si je parle d'un magasin dans « Camelote », je fais intervenir un mariage par exemple.»
Envisagez vous vos chansons comme des costumes à endosser sur 3 minutes et des secondes ?
Renan Luce : «Je ne suis pas sur de me prendre pour un personnage même quand je les chante. A l'exception de « Repenti » ou c'est rigolo de se prendre pour la personne. Mes chansons sont souvent à la première personne mais c'est juste pour être plus efficaces. Pour que le public puisse voir le personnage.»